L'adoption rapide des drones transforme le paysage sécuritaire de l'Afrique, présentant à la fois des opportunités et des risques. Sur l'ensemble du continent, les drones révolutionnent des secteurs tels que l'agriculture, l'exploitation minière, la fourniture de soins médicaux et la surveillance des infrastructures. Toutefois, comme dans d'autres parties du monde, des groupes insurgés et terroristes exploitent également cette technologie pour la collecte de renseignements, les attaques et la propagande. Le prix abordable et l'accessibilité des drones ont permis à des acteurs non étatiques de disposer d'une puissance aérienne autrefois réservée aux armées d'État, ce qui a modifié la dynamique des conflits dans l'ensemble de l'Afrique.
Alors que la technologie des drones se répand, son utilisation par des acteurs non étatiques soulève de sérieuses inquiétudes en matière de sécurité. Les drones amateurs, disponibles pour quelques centaines de dollars seulement, sont utilisés pour la reconnaissance, tandis que les modèles plus avancés sont modifiés pour transporter des charges explosives. Les vastes régions du continent, souvent difficiles à sécuriser, offrent aux groupes militants des conditions idéales pour exploiter la technologie des drones. Qu'il s'agisse d'Al-Shabaab en Afrique de l'Est, de l'ISWAP dans le bassin du lac Tchad ou du JNIM au Sahel, les groupes extrémistes ont intégré les drones dans leurs opérations, reproduisant ainsi les tactiques utilisées dans les zones de conflit au Moyen-Orient et en Europe. En outre, les réseaux de partage des connaissances - tels que les liens entre les djihadistes et l'État islamique (EI) - ont accéléré le développement des capacités des groupes d'insurgés en matière de drones, ce qui a encore intensifié les problèmes de sécurité.

Image : Drone Industry Insights
Avec l'adoption croissante des drones, les acteurs non étatiques acquièrent de nouveaux avantages tactiques, ce qui modifie l'équilibre des forces dans les zones de conflit africaines. Cette tendance complique les efforts de lutte contre le terrorisme et exige que les forces de sécurité s'adaptent à l'évolution des menaces aériennes. L'étendue géographique de ces groupes constitue un autre défi, car la prolifération des drones s'étend à de multiples régions aux paysages sécuritaires distincts. Pour faire face à cette menace en constante évolution, il faut adopter une approche globale qui intègre les stratégies de lutte contre les UAS, les cadres réglementaires et les avancées technologiques.
Conseils pour le lecteur
- Identifier les lacunes avant qu'elles ne soient exploitées : Effectuez des évaluations régulières des menaces pour repérer les vulnérabilités potentielles de votre espace aérien. N'attendez pas l'attaque d'un drone pour mettre en évidence les points faibles - la détection proactive permet de sauver des vies et d'économiser des ressources.
- Investir dans des systèmes C-UAS évolutifs et non destructifs : Choisissez des solutions anti-drones qui neutralisent les menaces sans perturber les opérations amies ni endommager les infrastructures critiques. Les options non cinétiques telles que les Sentrycs peuvent rediriger les drones malveillants de manière sûre et précise.
- Donner la priorité à l'intégration et à la facilité d'utilisation : Optez pour des technologies de lutte contre les UAS qui peuvent être facilement déployées dans votre cadre de sécurité actuel. Les systèmes autonomes et conviviaux réduisent la charge de travail du personnel et garantissent des temps de réponse plus courts.
- Pousser pour une réglementation plus stricte sur les drones : Encourager les gouvernements nationaux et régionaux à établir des politiques claires en matière d'autorisation, d'utilisation et de mise en œuvre des drones. Un environnement réglementaire solide permet d'endiguer les activités non autorisées des drones avant qu'elles ne deviennent une menace.
Les drones à l'assaut : Principales frappes en Afrique
L'utilisation de drones par des groupes d'insurgés et de terroristes a été observée dans de nombreuses zones de conflit en Afrique. Les incidents ci-dessous donnent un aperçu de l'évolution de la menace que représentent les drones sur le continent. Bien que ces cas ne donnent qu'un aperçu des attaques liées aux drones dans la région, ils mettent en évidence les capacités croissantes des acteurs non étatiques et illustrent la manière dont différentes organisations ont adapté la technologie des drones à leurs besoins stratégiques.
Soudan
Le conflit au Soudan a connu une augmentation significative de la guerre des drones, élargissant la portée géographique des hostilités. Les forces armées soudanaises (SAF) ont effectué plus de 280 frappes de drones, dont la quasi-totalité (98%) visait l'État de Khartoum. En revanche, les Forces de soutien rapide (RSF) ont effectué au moins 10 frappes de drones, mais elles les utilisent de manière plus stratégique, en ciblant les zones contrôlées par les SAF afin d'étendre les défenses et de créer une menace persistante. Contrairement aux Forces armées soudanaises, qui utilisent les drones pour soutenir les offensives terrestres, les Forces de soutien rapide les utilisent pour affaiblir les positions des Forces armées soudanaises dans des zones auparavant considérées comme sûres.
Depuis le mois de mai, les frappes de drones et les tentatives d'attaques de la RSF ont visé des camps militaires, des bases aériennes et des aéroports dans des États tels que le Nil fluvial, le Nil blanc et le Gedaref, des régions éloignées des lignes de front actives. L'exemple le plus frappant s'est produit le 31 juillet 2024, lorsqu'un drone des FAR a pris pour cible une cérémonie militaire dans l'État de la mer Rouge, lors d'une tentative d'assassinat du commandant Burhan des FAS, tuant cinq militaires. Cette attaque, qui s'est déroulée au cœur du territoire contrôlé par les Forces armées soudanaises, met en évidence la portée croissante de la guerre des drones au Soudan.
Somalie et Kenya
Al-Shabaab a activement utilisé des drones pour faciliter et exécuter des attaques en Afrique de l'Est. L'attaque de janvier 2020 contre Manda Bay a marqué un moment critique, car Al-Shabaab a utilisé des drones pour recueillir des renseignements et coordonner un assaut de grande envergure contre une base militaire américaine au Kenya, tuant trois Américains. Plus récemment, en février 2025, les forces de l'armée nationale somalienne ont intercepté deux drones d'Al-Shabaab en train de faire de la reconnaissance au-dessus de Galgaduud, ce qui a suscité des inquiétudes quant à d'éventuelles frappes assistées par des drones. La capacité du groupe à capturer et à réaffecter des drones sophistiqués (comme un drone ScanEagle de fabrication américaine en 2022) souligne en outre son intérêt croissant pour l'amélioration des capacités de guerre par drone.

Attaque d'al-Shabab contre l'aérodrome de Manda Bay au Kenya
Le Nigeria et le bassin du lac Tchad
L'ISWAP a utilisé des drones non seulement pour la surveillance, mais aussi pour coordonner des attaques meurtrières. En juillet 2022, le groupe a déployé un drone pour suivre un convoi militaire nigérian, ce qui lui a permis de lancer une embuscade très efficace à Gubio, qui a fait de nombreuses victimes parmi les militaires. En décembre 2024, le groupe a attaqué deux bases de l'armée nigériane avec des drones équipés de grenades, blessant cinq soldats.

Mali, Burkina Faso et Sahel
Le JNIM a franchi une nouvelle étape dans la guerre des drones en menant des attaques directes par drone. En février 2025, le groupe a effectué ses premières frappes de drones en vue subjective dans la ville de Djibo au Burkina Faso, marquant ainsi un changement important dans la manière dont les insurgés du Sahel engagent leurs adversaires. Ces drones FPV, une technologie largement utilisée dans le conflit ukrainien, permettent un ciblage précis et permettent aux militants d'infliger des dommages à distance avec un risque minimal. En outre, la capture par le JNIM d'un drone du groupe Wagner ou de son successeur, Africa Corps, à Kidal en 2024, suggère qu'il est en train d'acquérir activement une technologie de drone avancée afin d'améliorer sa portée opérationnelle.
Mozambique
Ahlu-Sunnah wal-Jamaa (ASWJ), l'affilié de l'État islamique au Mozambique, a utilisé des drones pour soutenir des assauts de grande envergure. Lors de l'attaque de Palma en mars 2021, les drones ont joué un rôle essentiel en guidant les combattants de l'ASWJ vers des cibles clés du gouvernement et des entreprises étrangères, exacerbant ainsi le chaos de l'offensive. Auparavant, en mai 2020, l'ASWJ avait utilisé des drones lors de son assaut sur Mocimboa de Praia, les utilisant pour identifier les positions des forces de sécurité avant de prendre la ville d'assaut. Ces incidents montrent que les drones deviennent un multiplicateur de force pour les insurgés dans la province mozambicaine de Cabo Delgado, rendant les opérations de contre-insurrection de plus en plus difficiles.
Sécuriser le ciel africain : Le besoin urgent de solutions contre les drones
L'utilisation croissante de drones par des groupes militants représente un défi sécuritaire de plus en plus important pour les gouvernements et les armées africains, les obligeant à reconsidérer leurs stratégies défensives et à investir dans des contre-mesures. Ces dernières années, la perception de la menace des drones par les nations africaines a évolué, les gouvernements adoptant de plus en plus souvent des mesures de protection contre les drones. technologies avancées de contre-drones.
Alors que la prise de conscience des menaces liées aux drones s'est considérablement accrue, la mise en œuvre de systèmes aériens sans pilote (C-UAS) efficaces reste inégale sur le continent. De nombreuses nations s'efforcent de trouver un équilibre complexe entre les impératifs de sécurité et les réalités des ressources, en s'efforçant de développer des capacités qui correspondent à leurs besoins spécifiques en matière de défense :
- Des solutions rentables et abordables qui offrent une protection solide sans contraintes financières excessives.
- Technologies conviviales et autonomes : peuvent être faciles à installer et à utiliser, ce qui réduit la dépendance à l'égard d'un personnel hautement spécialisé.
- Adaptabilité aux progrès technologiques rapides : La technologie des drones évoluant, les systèmes de lutte contre les drones doivent être souples et capables de faire face aux nouvelles menaces dès leur apparition.
- Des cadres réglementaires plus solides : la mise en place de politiques globales régissant l'utilisation des drones, y compris l'octroi de licences, le suivi et les sanctions en cas d'utilisation non autorisée des drones.
Lutter avec précision contre les menaces posées par les drones en Afrique : La solution C-UAS avancée de Sentrycs
Alors que les menaces liées aux drones continuent d'évoluer en Afrique, les forces de sécurité ont besoin de contre-mesures sophistiquées mais pratiques. Sentrycs propose une solution C-UAS avancée, adaptée aux défis opérationnels et de sécurité propres à l'Afrique. Avec des systèmes déjà déployés avec succès dans la région, Sentrycs fournit une solution de défense contre les drones éprouvée et efficace, combinant des capacités avancées avec une facilité opérationnelle.
Grâce à des méthodes de détection passive, le système identifie, suit et détruit avec précision les drones non autorisés, éliminant ainsi les fausses alertes tout en localisant précisément leurs opérateurs. Sentrycs prend le contrôle des drones non autorisés et les redirige en toute sécurité vers des zones d'atterrissage désignées. Cette approche non destructive évite les dommages collatéraux et garantit la continuité des communications, des systèmes de navigation et des opérations autorisées des drones.
La solution Sentrycs assure une protection continue dans n'importe quel environnement, démontrant des performances élevées dans les zones urbaines comme dans les zones reculées. Son intégration transparente à l'infrastructure de sécurité existante permet un déploiement efficace et une adaptabilité aux divers besoins opérationnels. Ses configurations flexibles prennent en charge diverses applications de sécurité. En outre, son interface de commande intuitive et ses capacités autonomes requièrent une intervention humaine minimale, ce qui améliore considérablement l'efficacité opérationnelle. Le personnel de sécurité peut ainsi se concentrer sur les objectifs plus larges de la mission sans avoir à se préoccuper d'une surveillance manuelle constante du système.
En tenant compte de l'accessibilité financière, de la facilité d'utilisation, de la supériorité technologique et de l'adaptabilité Sentrycs permet aux nations africaines de déployer des solutions de défense contre les drones efficaces et évolutives qui s'alignent sur les priorités en matière de sécurité et les contraintes de ressources. S'appuyant sur des déploiements réussis, Sentrycs fournit l'avance technologique nécessaire pour contrer l'évolution des menaces aériennes tout en garantissant des opérations de sécurité pratiques et durables sur l'ensemble du continent.
Références :
- Mille Radovic, "Leapfrogging into the Future : Drones in Sub-Saharan Africa", in : Drone Industry Insight, août 2019
- Sam Cranny-Evans, "Non-state actors embrace drones in Middle East and Africa", European Security & Defense, février 2025.
- La guerre des drones s'étend au Soudan alors que les pourparlers de paix sont au point mort, in : ACLED, août 2024
- Death on Delivery - Drone Proliferation and Civilian Harm in Africa, Drone Wars UK, mars 2025
- Les insurgés et les terroristes africains adoptent les drones, en : Military Africa, février 2025


